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Musique classique et opéra par Classissima

Piotr Ilitch Tchaïkovski

samedi 23 juillet 2016


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21 juillet

GSTAAD Yehudi Menuhin Festival & Academy 2016. Premiers concerts, les 14, 15 et 16 juillet 2016.

Classiquenews.com - Articles Compte rendu, Festivals. GSTAAD Yehudi Menuhin Festival & Academy 2016 (Suisse). Premiers concerts, les 14, 15 et 16 juillet 2016. Plutôt tourné vers l’Est de la Suisse c’est à dire du côté germanique (vers Bern, Zurich…), le festival fondé il y a 60 ans par Yehudi Menuhin à Gstaad, au delà de Montreux et Lausanne, défend depuis ses débuts en 1977 et la direction du violoniste légendaire, les valeurs que l’auguste musicien a portées et qui fondent toujours la flamboyante activité de l’événement (en 2016, pas moins de 70 concerts de juillet à septembre) : le mélange des genres, l’interaction avec le paysage majestueux des cimes alpines, surtout la transmission et la pédagogie, d’où, portées et développées par Christoph Müller, actuel intendant et directeur artistique, ses pas moins de 5 académies, toutes promesses à des sessions de travail passionnant, et pour le public, des concerts finaux qui aux côtés des programmes défendus par les artistes renommés invités, constituent tout l’intérêt du Festival Suisse. Ainsi, en plus d’une académie dédiée aux cordes, aux chant, au Baroque, et au piano, Gstaad organise aussi chaque été, une académie de direction d’orchestre sous la houlette du maestro Neeme Järvi. De quoi enrichir en fin de session, le fameux concert de l’Académie, qui couronne un nouveau jeune maestro à la tête de l’orchestre du Festival : cette année, les festivaliers pourront suivre les avancées des candidats académiciens les 1er, 9 puis 17 août (avec pour cette dernière session, sous la tente blanche du Festival, la remise du prix Neeme Järvi au meilleur d’entre eux). LES LABEQUE EN OUVERTURE… Déjà invitées en 2011, dans le Boléro de Ravel à quatre mains, les soeurs Labèque, Katia et Marielle, ouvrent le festival 2016 ce 14 juillet, dans un programme idéalement respectueux de la thématique générale « Musique & famille » ; de fait, les deux pianistes, à la complicité fusionnelle, abordent une collection de pièces de différents compositeurs dont chaque atmosphère renvoie inéluctablement à leur enfance, et à la figure de leurs parents. La danse est à l’honneur, entraînante et rythmiquement voluptueuse sous la nef de la formidable acoustique de l’église de Saanen : Danses hongroise et slave de Brahms, de Dvorak ; Pizzicato Polka et Schnellpolka de Johann Strauss. C’est surtout dans la seconde partie du récital à 4 mains, que les interprètes se révèlent davantage inspirées, ambassadrice d’ambiance ténues, parmi les plus allusives et intimes, au chatoiement pudique d’une ineffable et secrète cohérence : Dolly de Fauré – redoutable dans son jeu des mains imbriquées- fait référence à une œuvre décisive pour la constitution du duo ; Scaramouche de Milhaud était une pièce vénérée par leur mère ; et l’on comprend la place spécifique, finale, du Lutoslawski (rare variation sur un thème de Paganini) qui est réécriture d’une mélodie bien connue, dont l’implosion progressive indique l’accomplissement d’un passage obligé, celui d’un incessant mouvement recréateur ; toutes ces pages amoureusement, intimement énoncées récapitulent l’élaboration d’une sensibilité à 4 mains et 2 cœurs, qui sait aujourd’hui, s’ouvrir à de nouvelles expériences musicales, quitte à prendre des risques toujours stimulants. Voilà pourquoi en bis, Katia et Marielle Labèque jouent leur cher Philipp Glass, un compositeur dont elles sont proches et ont participé à la progressive reconnaissance, à une époque où personne ne le considérait véritablement. Investi, riche, divers, à la fois éclectique mais profondément unitaire, le récital diffuse une remarquable maîtrise, un temps suspendu alors qu’à quelques kms de là, foudroyait la tragédie du massacre de Nice en France. Instant précieux en temps de barbarie. CONCERT HOMMAGE pour le CENTENAIRE YEHUDI MENUHIN. Le lendemain 15 juillet, dans la même église (et repris pour une seconde session le 16), le britannique Paul McCreesh dirige le concert hommage officiel célébrant le centenaire de la naissance du fondateur Yehudi Menuhin. Eglise comble, officiels en rangs serrés, venus applaudir les discours préalables de la famille Menuhin dont la mémoire c’est à dire les valeurs artistiques et morales sont de fait, toujours vivaces : ouverture, transmission, échanges… Paul McCressh dirige ses effectifs (Gabrieli Consort & Players) dans le Requiem de Mozart (version rare – du moins méconnue en France-, signée Franz Beyer propre aux années 1970, plus efficace et dramatique, moins édulcorée que celle ordinairement jouée et qui comprend les maladresses et redites de l’élève de Wolfgang, Süsmayer). Le sens des contrastes, la vibrante expressivité des tutti, – la vitalité générale des pointes solistiques (belle plasticité du timbre de la soprano Charlotte Beament) affirment le tempérament du chef, qui sculpte la matière orchestrale et le tissu choral avec un tempérament acéré, celle d’un fauve concentré, soucieux d’allant et d’équilibre. Auparavant, les choristes ont imposé leur maîtrise dans leur langue natale, dans l’Hymne to St. Cecilia – prière et lamento de 10 minutes d’une impeccable tenue : sublime lecture de Britten sur le baroque britannique qui l’a précédé. En bis, les effectifs – chanteurs seuls, entonnent un motet d’Elgar, compositeur qui occupe actuellement chef et chanteurs, pour un enregistrement récemment élaboré avant cet été 2016. La beauté des paysages montagneux de Gstaad ne fait pas uniquement l’attrait d’un festival unique en Europe. La diversité des programmes, l’activité des 5 académies professionnalisantes pour les jeunes musiciens et chanteurs, et que peuvent suivre les festivaliers pas à pas, expliquent la pertinence du Festival suisse laissé en héritage par le légendaire Menuhin. A NE PAS MANQUER 5 prochains temps forts du Gstaad Yehudi Menuhin Festival & Academy (à l’affiche jusqu’au 3 septembre 2016) : en juillet 2016 : 1 – 25 juillet 2016 : dans la sublime église de Launen (et son décor montagneux de rêve !), le volet III du cycle hommage à Menuhin par le pianiste Andras Schiff 2 – 28 juillet 2016 : premier volet des sessions de la Conducting Academy / Académie de direction d’orchestre : les festivaliers découvrent alors les tempéraments de chaque jeune maestro apprentis, d’autant plus sollicité/exposé, que chacun est invité ainsi à diriger l’orchestre du Festival. Expérience unique en Europe. en août 2016 : 1 – 17 août 2016 : concert final de l’Académie de direction avec la remise du prix Neeme Pärvi (tente du Festival) 2 – Cycle Lang Lang : le pédagogue sous la tente du Festival, le 26 août 2016 (15h) ; puis le récitaliste, même lieu le 27 août 2016, 19h30, dans Les Saisons de Tchaibkovk (un programme récemment défendu par classiquenews, LIRE notre critique du dvd Lang Lang joue les Saisons de Tchaikovsky dans la Galerie des Glaces de Versailles , enregistré en juin 2015) en septembre 2016 : Symphonie de Beethoven (9ème), sujet réinterprété et réarrangé pour les lycéens des cantons de Berne, soit le 2 septembre 2016 à 19h30. Yehudi Menuhin fondateur du Festival de Gstaad entendait défendre coûte que coûte la transmission vers les jeunes et les familles, l’accès et la sensibilisation à l’adresse d’un très large public… pari toujours relevé et réussi aujourd’hui comme en témoigne ce concert performance qui engage directement les jeunes spectateurs et leurs familles. Toutes les Infos et modalités de réservation sur le site du Gstaad Yehudi Menuhin Festival & Academy 2016 (Centenaire Yehudi Menuhin / 60è édition du Festival) : http://www.gstaadmenuhinfestival.ch/site/fr/ LIRE AUSSI notre présentation complète du Festival GSTAAD Yehudi Menuhin Festival & Academy 2016

La lettre du musicien (Comptes rendus)

18 juillet

Ravel et Berlioz, de Toulouse à Montpellier

Après un concert d’ouverture de l’Orchestre national de Montpellier, intitulé “Les mille et une nuits” et dédié à des œuvres orientalisantes (Shéhérazade de Rimski-Korsakov ou encore Aladin de Nielsen), c’est l’Orchestre national du Capitole de Toulouse qui était convié au 31e festival de Radio France Montpellier Occitanie, dans un programme réunissant Ravel et Berlioz.Le directeur musical de la phalange toulousaine, Tugan Sokhiev, souffrant, a été remplacé par le chef letton Andris Poga – premier prix du concours Svetlanov de direction d’orchestre ici-même à Montpellier en 2010 et directeur musical de l’Orchestre national de Lettonie depuis 2013. La première partie du concert donne à entendre le Concerto en sol de Ravel sous les doigts du jeune pianiste français Lucas Debargue, lauréat du dernier concours Tchaikovski. Nécessitant beaucoup de virtuosité, ce Concerto requiert également une liberté d’esprit que le pianiste semble posséder au plus haut point. L’influence du jazz n’en ressort que mieux sous les soubresauts et les glissandi déchaînés. Tout en étant d’une grande rigueur rythmique, il témoigne, dans le premier mouvement (Allegramente), d’une joie espiègle et presque enfantine. Dans l’Adagio assai, on apprécie l’émotion intérieure mais vibrante de la cantilène, qui s’achève sur l’entrée de la flûte. Debargue nous fait vivre ici trois minutes de temps suspendu, relayée ensuite par des vents tout aussi admirables. On retrouve le brillant acrobate qu’il est dans un Presto final qui ne peut que charmer l’auditoire par l’agilité, la maîtrise technique et, surtout, la fraîcheur dégagées par le jeune pianiste. En guise de bis, il interprète – avec beaucoup de sensibilité - le Menuet sur le nom de Haydn du même Ravel. Après l’entracte, le chef letton s’attaque à la Symphonie fantastique de Berlioz, œuvre dont l’orchestre toulousain est familier. Il en livre une lecture poétique et envoûtante, privilégiant les textures foisonnantes de la partition, loin de tout histrionisme malvenu. C’est merveille que d’entendre, sous sa battue, toutes les subtilités d’un ouvrage d’une prophétique modernité. Rêveries et passions sont investies d’un lyrisme et d’une chaleur débordantes, le Bal d’une légèreté réjouissante et la Scène aux champs de détails bucoliques aux chatoyantes couleurs. Les deux derniers mouvements, la Marche au supplice et le Songe d’une nuit de sabbat convainquent peut-être un peu moins du fait d’un certaine manque d’ironie grinçante et de sulfureuse folie, essentielles ici. Néanmoins la vision du chef s’impose au final par sa rare cohérence. (12 juillet)




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12 juillet

SUISSE : festival de GSTAAD, à partir du 14 juillet 2016

SUISSE : festival de GSTAAD, à partir du 14 juillet 2016. Premiers concerts à Gstaad en Suisse, les 14, 15, 16 juillet 2016. Le premier festival estival en Suisse, poursuit l’activité de Yehudi Menuhin, son fondateur, en accordant excellence des programmes défendus par des grands interprètes (solistes, chefs, orchestres) et transmission et programmes pédagogiques en direction des publics et des familles sans omettre les jeunes musiciens (car le festival est aussi une académie). Cette année, ouverture avec le piano à quatre mains des soeurs Katia et Marielle Labèque, le jeudi 14 juillet à 19h30 (église de Saanen : Tchaikovski, Schumann, Brahms, Gershwin… RESERVEZ . Puis vendredi 15 juillet à 19h30 (même lieu), Requiem de Mozart à la mémoire de Yehudi Menuhin, couplé avec deux oeuvres de JS Bach et Britten(Hymn to St Caecilia) – Paul McCreesh, Gabrieli Consort / repris samedi 16 juillet, mêmes heure et lieu. RESERVEZ Samedi 16 à 10h30 (Chapelle de Gstaad : récital de la jeune pianiste Danae Dörken « jeune étoile » du festival 2016 : Brahms, Janacek, Schubert)… RESERVEZ Festival de GSTAAD – GSTAAD Menuhin Festival & Academy, du 14 juillet au 3 septembre 2016. Tous les concerts, tous les artistes sur le site du festival de Gstaad 2016 LIRE aussi notre présentation complète du Festival avec l’entretien avec le directeur artistique Christoph Müller

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8 juillet

Compte-rendu concert. Toulouse, Halle-Aux-Grains, le 25 juin 2016 ; Ludwig Van Beethoven (1770-1827) ; Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893); Inon Barnatan, piano ; Orchestre National du Capitole de Toulouse ; Thomas Sondergard, direction.

Le concert permettait au public de retrouver un pianiste et un chef très appréciés. Il s’est déroulé sous des auspices amoureux qui se sont concrétisés par un Concerto n°4 de Beethoven admirable en tous points. Dès son entrée solo, le pianiste a suscité, en un toucher idéal de pondération, une écoute émue. La réponse tout en délicatesse de l’Orchestre du Capitole a initié un dialogue de poésie, de bonheur, d’élégance. La direction de Thomas Sondergard contient la même poésie pleine de finesse que celle du pianiste Inon Barnatan. L’orchestre avec des qualités de timbre, de couleur et des phrasés de rêve a été admirable de bout en bout. Le deuxième mouvement contient ce moment unique d’un dialogue entre la supplique du piano et la rigueur de l’orchestre qui finit par céder devant la bonté et la pudeur de l’instrument soliste. L’amour de la musique Incroyable moment de beauté et d’harmonie, gage de paix gagnée au terme d’un intense dialogue partant sur des positions et des nuances au départ tout en oppositions. Exemple d’un idéal de dialogue qui manque tant à notre époque. Le dernier mouvement, extraverti et caracolant a été une fête de l’aventure commune entre le soliste brillantissime et l’orchestre qui peut tout. La technique d’Inon Barnatan est fabuleuse et les qualités d’ensemble de cet artiste, véritable poète du piano, en font l’un des pianistes les plus attachants du moment. Le concert avait débuté avec une Ouverture III de Léonore d’un drame assumé avec des couleurs admirablement variées. En deuxième partie de concert, la symphonie n°2 de Tchaïkovski reste un moment de fête de l’orchestre. Le lien amical entre Thomas Sondergard et l’Orchestre du Capitole a fonctionné parfaitement pour mettre en valeur la structure d’une symphonie plus complexe qu’il n’y paraît. Les couleurs ont irisé et les nuances ont été finement creusées. La gestuelle si élégante du chef danois est un régal de chaque instant. Il obtient avec douceur tout ce qu’il veut. Cette symphonie est riche en thèmes russes inventés par Tchaïkovski ou retranscrits. Cette science de l’écriture si classique et occidentale permet une symbiose parfaite entre les deux mondes auxquels la Russie voulait appartenir. Un instrument solo a été la voix la plus émouvante de ce dialogue entre des racines retrouvées et une aspiration à un ailleurs exigeant, c’est le cor de Jacques Deleplancque dans une forme extraordinaire. Capable d’une richesse de couleurs allant du murmure le plus doux, aux éclats profonds les plus spectaculaires. Le basson d’Estelle Richard avec beaucoup de personnalité a pris le relais pour lancer le thème Ukrainien qui ouvre la symphonie. Le final a été amené avec conviction, dans un crescendo savamment conduit, s’achevant sur une intervention si déterminante des timbales, admirable Emilien Prodhomme ! Le public a été enthousiaste et a généreusement applaudi deux artistes poètes inspirés, le pianiste Inon Barnatan et le chef Thomas Sondergard. Ils reviendront à Toulouse nul doute n’est permis ! L’orchestre du Capitole s’est montré enthousiaste et dans ses plus beaux atours. Le public a été conquis. Compte-rendu concert. Toulouse, Halle-Aux-Grains, le 25 juin 2016 ; Ludwig Van Beethoven (1770-1827) : Léonore III ouverture en do mineur ; Concerto pour piano et orchestre n°4 en sol majeur ; Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893) : Symphonie n°2 en do mineur, « Petite Russie » ; Inon Barnatan, piano ; Orchestre National du Capitole de Toulouse ; Thomas Sondergard, direction. Photo : © Martin



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7 juillet

ETE 2016, sélection cd, dvd, livres. 10 titres à connaître sans modération

ETE 2016, sélection cd, dvd, livres. L’été, le soleil, la plage ou tout simplement le temps qui s’offre sans compter pour lire, écouter, découvrir… Chaque été, CLASSIQUENEWS vous offre sa sélection des meilleurs titres cd, dvd livres qui ont marqué la Rédaction, depuis le début de l’année 2016. Une occasion de revenir sur les réalisations majeures pour mieux en mesurer la portée et le bénéfice le temps de vos vacances… Tous les titres ici réunis ont décroché la récompense suprême, le CLIC de CLASSIQUENEWS. Notre choix est subjectif, à torts ou à raisons bien sur, chacun selon son goût, mais de toute évidence, si vous n’en connaissez pas encore la teneur, chaque titre vous fera découvrir tout un monde sensible dont les manifestations ont su toucher nos rédacteurs. LIVRES : lectures d’été 2016 M OULINS. Exposition. BAROCKISSIMO! Les Arts Florissants en scène jusqu’au 18 septembre 2016. Le Centre national du costume de scène expose quelques uns des joyaux en tissu, façonnés pour les productions lyriques dirigées par la directeur et fondateur des Arts Flo, William Christie. Opportunité pour le chef d’orchestre mythique et désormais incontournable sur le sujet de l’opéra baroque en France, de récapituler plusieurs décennies de recherches, d’approfondissement et surtout de trouvailles visuelles … ici le déploiement des étoffes prolonge, habille, explicite le geste musical. Le catalogue concentre la pertinence de l’approche muséale, tout en permettant aux personnalités organisatrices de s’exprimer sur les choix, la sélection des objets (costumes, maquettes, etc…) présentés (chapitre ou “acte” I), et aussi la réflexion née à partir des répertoires abordés : “L’Italie et la naissance de l’opéra, les voix” (acte II) ; “La France, Louis XIV et Lully” ; “L’Angleterre, Purcell et Shakespeare” ; “Handel et l’opéra” ; “L’Opéra français, à l’heure de Jean-Philippe Rameau”, sans omettre de tracer des perspectives : “au delà du baroque”. Ainsi Catherine Massip, Martine Kahane dont les recherches sont depuis longtemps associées à l’activité des Arts Florissants analysent très finement les ouvrages abordés, et la singularité critique défendue depuis ses débuts par le fondateur William Christie. EN LIRE + Livres, compte rendu critique. Robert Carsen, l’opéra charnel, par Thierry Santurenne (PUV, février 2016). Voici le premier ouvrage, texte et illustrations (nombreuses et fondamentales pour mesurer l’impact visuel de l’esthétique en question) dédié au travail scénique, dramatique, visuel du canadien Robert Carsen (né à Toronto en 1954) dont l’apport à l’opéra comme metteur en scène n’est plus à défendre. Il est bien l’un des rares avec David McVicar, Robert Lepage, le regretté Herbert Wernicke… entre autres, à respecter la partition tout en cherchant et trouvant souvent, les clés d’une nouvelle grille de lecture. Chez Carsen, s’impose une vision claire qui sait être à travers la partition abordée d’une éloquente cohérence dramatique. D’emblée le titre de l’ouvrage n’a pas laissé de marbre la Rédaction de classiquenews, tant c’est moins son visuel charnel que sa grande élégance esthétisante qui frappe dans chaque spectacle de Robert Carsen. Le metteur en scène a le sens de la composition, sait travailler les groupes (les chœurs ne lui posent aucun problème), comme les solistes, explicitant toujours par un jeu très affiné, les clés de chaque tableau, comme autant de situation dramatique. L’homme de théâtre est un esthète et un érudit qui maîtrise une masse impressionnante de références historiques et artistiques : son œil globalise et préserve toujours une vision et une cohérence qui assure la cohésion de chaque spectacle. Ainsi le théâtre s’affirme sans décalage dans une réalisation visuelle jamais tapageuse qui n’instrumentalise pas la musique au profit du théâtre : chant et jeu d’acteurs y trouvent un équilibre exemplaire. EN LIRE + CD : écoutes enchantées CD événement, compte rendu critique. Mondonville : Grands Motets. György Vasgheyi (2 cd Glossa, 2015) . Dans le sillon des chefs majeurs, Gardiner et William Christie : enfin un vrai grand tempérament pour exprimer le souffle et l’élégance de Rameau… CD événement, compte rendu critique. Mondonville : Grands Motets. György Vasgheyi (2 cd Glossa, 2015). Le geste des baroqueux essaime jusqu’en Hongrie : György Vashegyi est en passe de devenir par son implication et la sûreté de sa direction, le William Christie Hongrois… C’est un défricheur au tempérament généreux, surtout à la vision globale et synthétique propre aux grands architectes sonores. C’est aussi une affaire de sensibilité et de goût : car le chef hongrois goûte et comprend comme nul autre aujourd’hui, à l’égal de nos grands Baroqueux d’hier, la subtile alchimie de la musique française. György Vashgyi, maître… EN LIRE + CD événement, compte-rendu critique. CANTUS : Christian-Pierre La Marca, violoncelle (1 cd Sony classical 2015) . L’excellent Christian-Pierre la Marca fait chanter son violoncelle jusqu’aux étoiles… CD événement, compte-rendu critique. CANTUS : Christian-Pierre La Marca, violoncelle (1 cd Sony classical 2015). Ce qui frappe immédiatement et qui assure la profonde cohérence d’un programme qui n’aurait paru qu’éclectique voire décousu, c’est la finesse élégantissime du son de Christian-Pierre La Marca (né à Nice en 1983). L’interprète maîtrise totalement la puissance cuivrée et chaleureuse de son violoncelle Jean-Baptiste Vuillaume de 1856 : un chant évidemment vocal (d’où le titre “Cantus”), à l’éloquence pénétrante et troublante qui affirme l’indiscutable musicalité de l’instrumentiste. Les plus rétifs à ce genre d’exercice – panorama sacré-, resteront sur une impression mitigée, entre kitsch… EN LIRE + CD, compte rendu critique. Coffret Raconte-moi en musique (4 cd Deutsche Grammophon) . RIEN DE MIEUX que de transmettre aux plus jeunes l’enchantement qu’on a vécu soi-même au moment de la découverte musicale. Ce remarquable coffret de joyaux sonores vous le permettra… CD, coffret événement, annonce : ” Raconte moi en musique… .” (4 cd Deutsche Grammophon). C’est encore Noël en février 2016, grâce à Deutsche Grammophon. AUjourd’hui 12 février 2016 sort un coffret incontournable qui ravira la famille, parents et enfants. La force de la musique, c’est sa capacité à parler à notre imaginaire : ajoutez un texte récité ; le résultat dépasse souvent tout ce que l’on peut imaginer. Conte musical, ballet pour enfants (La Boîte à joujoux de Debussy), opéra conté… les formes sont multiples mais toujours c’est la formidable expressivité des instruments qui est mise en avant… EN LIRE + LE DERNIER HARNONCOURT EST… BEETHOVENIEN. On le pensait surtout mozartien, à la fois sombre et lumineux. Toujours mordant. Rien de tel : le dernier Harnoncourt est Beethovénien. Sony classical édite ses ultimes enregistrements avant la disparition du maestro au printemps 2016 (le 5 mars 2016 : lire notre dépêche, Disparition de Nikolaus Harnoncourt à l’âge de 86 ans )… CD événement. Le Beethoven idéal de Nikolaus Harnoncourt (Symphonies n°4 et 5 de Beethoven) … CD événement. Beethoven : Symphonies n°4, 5 (Concentus Musicus de Vienne, Nikolaus Harnoncourt, 2015 1 cd Sony classical). Harnoncourt a depuis fin 2015 fait savoir qu’il prenait sa retraite (LIRE notre dépêche : Nikolaus Harnoncourt prend sa retraite pour ses 86 ans, décembre 2015), cessant d’honorer de nouveaux engagements. Cet été le verra à Salzbourg, encore, dernière direction qui de principe est l’événement du festival estival autrichien en juillet 2016 (pour la 9ème Symphonie de Beethoven, le 25 juillet, Grosses Festpielhaus, 20h30, avec son orchestre, Concentus Musicus Wien). Or voici que sort après sa sublime trilogie mozartienne – les 3… EN LIRE + CD événement, compte rendu critique. Beethoven : Missa Solemnis : Nikolaus Harnoncourt (2015, 1 cd Sony classical). La Missa Solemnis de Beethoven : L’adieu à la vie d’Harnoncourt. On connaît évidemment la référence de l’œuvre, monument discographique indépassable par sa fièvre, sa poésie, son souffle collectif comme ses incises individuelles: la Missa Solemnis de Karajan enregistrée en 1985 (là aussi véritable testament artistique du maître autrichien) qui reste le sommet de l’esthétique Karajan de l’enregistrement. Un autre immense chef qui nous a donc quitté après l’avoir livrée, Nikolaus Harnoncourtl’intrépide (né berlinois en 1929, décédé en mars 2016), nous offre sa propre vision de la Solemnis (dans cet album qui serait donc son dernier enregistrement chez Sony). Pour celui qui utilise les instruments d’époque pour non plus ressusciter les partitions du passé mais bien les électriser, le défi de la Solemnis, arche morale et spirituelle est un but toujours ciblé, un Graal. Or dès 1954, la fondation de son propre ensemble Concentus Musicus à Vienne indique désormais la voie de la résurrection musicale. Jouer dans la joie. Recréer par la rhétorique et l’éloquence servie, le mouvement de l’échange, l’expressivité mordante, titillante du dialogue… Non plus divertir, mais déranger le public et les interprètes, et les secouer même s’il le faut. La direction toute d’atténuation sidérante dans la résolution finale de cette Solemnis, au rebondissement conclusif digne d’un opéra, atteint un degré de cohérence et d’extrême fragilité à couper le souffle. Harnoncourt y invite le silence et le mystère, inscrivant la fine ciselure instrumentale et collective dans l’ombre. Le dernier accord en ce sens est inscrit dans le silence, comme une révérence depuis le début présente, enfin exprimée. L’effet relève du miracle. EN LIRE + In memoriam Nikolaus Harnoncourt (1929 – 2016) Sony Classical annonce une prochaine intégrale Nikolaus Harnoncourt au dernier quadrimestre 2016 DVD : découverte et ivresse totales Fantastique, allégorique, enivré… l’imaginaire lyrique de Rachmannov est saisissant ; c’est la découverte majeure à laquelle invite ce dvd imprévu, d’une totale surprise : “RACHMANINOV TROIKA”, dévoilant la maturité dramatique du jeune Serguei… DVD, compte rendu critique. Rachmaninov Troika : Aleko, Le Chevalier ladre, Francesca da Rimini (2 dvd Bel Air Classiques). Connaissez vous le Rachma lyrique ? « Aleko » (1893), « Le Chevalier avare » et « Francesca da Rimini » (créés en 1906) sont les trois seuls opéras achevés par Sergei Rachmaninov. Ils sont réunis ici dans une production signé visuellement et théâtralement de Kirsten Dehlholm, avec le concours du collectif d’arts visuels Hotel Pro Forma sous le titre « Rachmaninov Troïka ». Bruxelles, juin 2015. La Monnaie affiche les 3 opéras achevés du jeune Rachmaninov : jeune génie adulé par Tchaikovski, d’une inspiration tragique, noire, pouchkinienne, où l’orchestre davantage que les solistes et le choeur (très présent dans les trois volets ainsi réunis en triptyque, surtout dans Francesca, pour l’évocation des enfers et des âmes maudites errant dans le 2ème cercle), est le vrai protagoniste de la performance. Alors en travaux le théâtre lyrique bruxellois se la joue “hors les murs”, ainsi pour les 3 ouvrages de Rachma, la performance du triptyque a lieu au Théâtre national de Bruxelles. EN LIRE + Sélection classiquenews 2016, opérée par Lucas Irom et Alban Deags, avec tous les rédacteurs cd, dvd, livres de classiquenews.com

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5 juillet

Récital du pianiste Seong-Jin Cho, en direct sur internet

En direct sur internet, ce soir, 20h : récital du pianiste Seong-Jin Cho, nouveau signataire chez l’écurie Deutsche Grammphon, après son triomphe récent au dernier Concours Chopin de Varsovie. Concert en direct depuis Reims. Il a remporté le premier Prix lors du dernier Concours Chopin de Varsovie en octobre 2015 (17ème Concours). Né à Séoul le 28 mai 1994, Seong-Jin Cho est un jeune talent prometteur qui a déjà remporté plusieurs distinction : Grand Prix du Concours international Chopin pour jeunes pianistes (2008), 3e prix du concours international Tchaïkovski (2011), 3e prix du Concours international Arthur Rubinstein… Elu et distingué à Varsovie par un Jury composé de Martha Argerich, Philippe Entremont, Nelson Goerner, Seong-Jin Cho inscrit son nom dans une liste de lauréats prestigieux tels que Maurizio Pollini (1er prix, 1960), Martha Argerich (1965), Krystian Zimerman (1975), Yundi Li, Rafal Blechacz (2005)… tous artistes ayant signé par la suite avec le prestigieux label jaune toujours bien placé dans la carrière des grands noms du piano, Deutsche Grammophon. Daniil Trifonov, Yuja Wang, Yundi, hier Lang Lang (aujourd’hui passé chez Sony)… font aussi partie de l’écurie DG. Qu’en sera-t-il pour le jeune sud coréen Seong-Jin Cho ? Dans un récent communiqué, réaffirmant son partenariat avec l’Institut Chopin de Varsovie, coorganisateur du Concours Chopin fondé en 1927, Deutsche Grammophon annonce un prochain enregistrement Chopin par le nouveau lauréat du Concours polonais, Seong-Jin CHO. A suivre… EN LIRE + sur Seong-Jin CHO, premier prix du 17ème Concours Chopin de Varsovie (octobre 2015) Au programme : Mozart : Rondo K 511 SCHUBERT : Sonate pour piano n°19 CHOPIN : 24 Préludes pour piano Seong-Jin Cho, piano VOIR le direct ce soir à partir de 20h sur le site de Deutsche Grammophon : http://www.deutschegrammophon.com/fr/gpp/index/seong-jin-cho-reims LIRE aussi notre critique complète du premier cd de SEONG-JIN CHO, programme Chopin, CLIC de CLASSIQUENEWS d’octobre 2015

Piotr Ilitch Tchaïkovski
(1840 – 1893)

Piotr Ilitch Tchaïkovski est un compositeur russe romantique (25 avril 1840 - 25 octobre 1893). Tchaïkovski est un compositeur éclectique. Son œuvre, d'inspiration plus occidentale que celle de ses compatriotes contemporains, intègre des éléments occidentaux ou exotiques, mais ceux-ci sont additionnés à des mélodies folkloriques nationales. Tchaïkovski compose dans tous les genres, mais c'est dans la musique d'orchestre comme les symphonies, les suites, et les concertos qu'il déploie toute sa science de l'orchestration et donne la mesure de son sens mélodique inspiré. C’est également lui qui donne ses lettres de noblesse à la musique de ballet, ajoutant une dimension symphonique à un genre auparavant considéré comme mineur. Il incarne la figure dominante du romantisme russe du xixe siècle dans toute sa vitalité populaire et généreuse et sa profonde sincérité.



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Piotr Ilitch Tchaïkovski




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Grands compositeurs de musique classique

Lac Des Cygnes Ouverture 1812 Piano Valse Ouverture 1812 Casse-Noisette

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